vendredi 18 septembre 2009

La guerre des navigateurs en plein essor

En libérant le code source de Navigator en 1998, les développeurs de Netscape mis au point un navigateur désormais connu de tous : Mozilla. En 2002, après plusieurs améliorations, Mozilla a atteint la version 1.0 et est devenu populaire dans la communauté du logiciel libre. Plusieurs produits dérivés ont été créés, parmi lesquels Firefox, le navigateur multi-plateforme allégé de Mozilla. Mozilla et les navigateurs issus de Mozilla ont créé une niche en expansion dans le marché des navigateurs.


Le navigateur du monde Unix Konqueror fait partie du projet KDE et est en concurrence avec Mozilla sur les systèmes Unix. KHTML, le moteur de Konqueror a également été utilisé par Apple pour son navigateur Safari, qui est maintenant le navigateur par défaut sur Macintosh. Prévu pour Konqueror, KHTML permet à toutes les autres applications KDE d'afficher une page HTML voire d'embarquer un mini navigateur en quelques lignes de code, et plusieurs applications qui ne sont pas des navigateurs à la base s'en servent. Le lecteur de musique Amarok affiche par exemple la biographie présente sur Wikipédia de l'artiste ou du compositeur du morceau écouté. Cette idée a été reprise par Apple, et exploitée par des navigateurs concurrents de Safari (OmniWeb) ou d'autres programmes Macintosh.

Une pluralité de navigateurs à explorer..

En 2006, le marché était encore largement dominé par Internet Explorer dont la version 7 venait de voir le jour. Firefox commençait à faire son chemin avec sa version 2.0 et Opera passait au gratuit avec une version 9 toujours aussi novatrice, mais toujours aussi confidentielle. En trois ans, Internet Explorer a perdu du terrain, notamment dans certains pays comme l'Allemagne où il ne représente plus que la moitié du marché des navigateurs. En face, Mozilla a su convaincre un public de plus en plus large avec Firefox 3. Mais c'est surtout au niveau de la troisième place que les choses se sont compliquées : Opera s'est trouvé deux concurrents aux dents longues avec Apple et Google. Le premier a ouvert son Safari à la plate-forme Windows, avec un résultat assez malheureux jusqu'ici. Le second a fait une entrée remarquée avec Chrome, un navigateur particulièrement impressionnant au niveau ergonomie et légèreté, même s'il souffre encore de défauts de jeunesse.

Les choses se sont encore accélérées en 2009 : Internet Explorer a évolué avec une version 8 pas franchement extraordinaire mais apportant quelques améliorations bienvenues. Google Chrome a déjà passé le cap de la version 2.0, avec des changements assez minimes mais un rythme soutenu. Firefox, sorti en 3.0 l'année dernière, évolue aujourd'hui dans une version intermédiaire estampillée 3.5 et apportant quelques nouveautés. De son côté, Opera est récemment passé en version 10, subissant une petite cure de jouvence au niveau de son interface et de ses performances. Et Safari dans tout ça ? La version 4 propose une intégration supérieure avec Windows et quelques nouvelles fonctionnalités. Saura-t-elle s'imposer cette fois ci ? C'est ce que nous allons voir dans ce comparatif, amené à évoluer de manière constante étant donné l'intensité de la guerre qui se joue sur nos PC.


Vulnérabilité

Du fait de sa forte diffusion dans le monde le navigateur est une cible privilégiée des pirates désireux de nuire aux internautes.




L'internaute est menacé via son navigateur d'être victime des attaques suivantes :
  • profilisation et analyse comportementale à des fins de revente marketing
  • vol de données personnelles par accès à ses fichiers
  • escroquerie par hameçonnage
  • crash de son ordinateur par bogue du navigateur

Un navigateur est constitué de modules divers réalisant des fonctions bien déterminées et possédant chacun leurs vulnérabilités propres :

  • un interpréteur d'URL vulnérable aux attaques par hameçonnage
  • un interpréteur de code HTML ou XHTML (plus recent) qui peut faire une mauvaise interprétation des instructions de description
  • un interpréteur de langage de script (JavaScript, VBScript...) vulnérable aux boucles sans fins, à des exploitations de bogues
  • un environnement d'exécution d'applications (Applet Java, ActiveX, plugins)une barre d'outil.

De la création du premier navigateur à la naissance de Mozaic en passant par l'aventure Netscape et l'arrivée foudroyante de Microsoft Internet Explorer, le monde des navigateurs a beaucoup évolué depuis 1990. Mais rien n'est figé. Et Firefox tente aujourd'hui de détrôner Internet Explorer.

Outils de navigation

Pour la grande majorité des navigateurs sur le marché, l’interface utilisateur est composée d’une zone d’affichage éventuellement gérée sous forme d’onglets, d’une barre de menus déroulants, d’une barre d’outils et d’une barre d’état.

-La barre de menus abrite les favoris (ou marques pages), les commandes des fichiers (ouverture, fermeture), les options de configuration, etc.

-La barre d’outils contient la barre d’adresse, les boutons de navigation (page précédente, page suivante, actualiser, …), etc.

-La barre d’état affiche les comptes rendus d’affichage, de téléchargements (pour IE) et d’autres informations comme les blocage des popups pour Firefox.

... à l'utilisation actuelle des navigateurs Internet

Cliquez sur l'image pour agrandir le graphique.

Des premiers balbutiements...

Les navigateurs web sont des logiciels complexes et en constante évolution, principalement au niveau de la sécurité, car de nouveaux virus, vers, spywares et autres scripts malveillants ne cessent de voir le jour, mais aussi au niveau des fonctionnalités car des nouveaux standards ou des révisions des standards voient régulièrement le jour.

Développé en deux mois, le premier navigateur a été créé - au cours de l'année 1990 - par Tim Berners Lee au moment où celui-ci pose les bases du futur Web mondial. Baptisé « WorldWideWeb », ce navigateur fonctionnait alors sur la plateforme NeXT et proposait un nombre important de fonctionnalités dont un module d'édition WYSIWIG permettant l'ajout d'informations. Toutefois, les plateformes NeXT n'étaient pas très répandues et il devenait important de développer une version moins complète mais plus universelle.
C'est Nicola Pellow, une mathématicienne du CERN, qui crée ce premier navigateur en mode texte et utilisable sur n'importe quel système. Ainsi, la période 1991-1993 est marquée par la naissance de plusieurs navigateurs. On peut évoquer Erwise, le navigateur développé par des étudiants de l'université d'Helsinki, Midas (pour PC) conçu par Tony Johnson du SLAC, mais également Viola (Unix/PC) de l'étudiant Pei Wei de Berkeley, ainsi que Samba (pour Mac) créé par Robert Cailliau.